dimanche 6 avril 2014

Congrès HNDA

4-6 avril 2014
Congrès de l'Hospitalité Notre Dame des Armées
Domaine Lyon Saint Joseph


DEUX SACREMENTS DE GUERISON

La maladie : question essentiellement spirituelle
et non pas d'abord problème technologique.


Maladie et péché / mort et résurrection / confession et guérison
Jn 9, 1...41
En sortant, Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance. Ses disciples l'interrogèrent : « Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents. Mais l'action de Dieu devait se manifester en lui. Il nous faut réaliser l'action de celui qui m'a envoyé, pendant qu'il fait encore jour ; déjà la nuit approche, et personne ne pourra plus agir. Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » ..
.. Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit: « Est-ce un pécheur ? Je n'en sais rien ; mais il y a une chose que je sais : j'étais aveugle, et maintenant je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t'ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l'ai déjà dit, et vous n'avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m'entendre encore une fois ? Serait-ce que vous aussi vous voulez devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l'injurier : « C'est toi qui es son disciple ; nous, c'est de Moïse que nous sommes les disciples. Moïse, nous savons que Dieu lui a parlé ; quant à celui-là, nous ne savons pas d'où il est. » L'homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d'où il est, et pourtant il m'a ouvert les yeux. Comme chacun sait, Dieu n'exauce pas les pécheurs, mais si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, il l'exauce. Jamais encore on n'avait entendu dire qu'un homme ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Des pharisiens qui se trouvaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous des aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit: « Si vous étiez des aveugles, vous n'auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : « Nous voyons ! » votre péché demeure. »
Jn 11, 1...45
Un homme était tombé malade. C'était Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe. .. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura pourtant deux jours à l'endroit où il se trouvait ; alors seulement il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ? » Jésus répondit : Ne fait-il pas jour pendant douze heures ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n'est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s'est endormi ; mais je m'en vais le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s'il s'est endormi, il sera sauvé. » Car ils pensaient que Jésus voulait parler du sommeil, tandis qu'il parlait de la mort. Alors il leur dit clairement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n'avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas (dont le nom signifie : « Jumeau ») dit aux autres disciples : « Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui ! »
Lorsque Marthe apprit l'arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t'accordera tout ce que tu lui demanderas. » Jésus lui dit : « ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit: « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »..
.. Il demanda : « Où l'avez-vous déposé ? » Il lui répondirent : « Viens voir, Seigneur. » Alors Jésus pleura. Les Juifs se dirent : «Voyez comme il l'aimait ! » mais certains d'entre eux disaient : « Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus repris par l'émotion, arriva au tombeau. C'était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du mort, lui dit : « Mais, Seigneur, il sent déjà ; voilà quatre jours qu'il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l'ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m'as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m'exauces toujours, mais si j'ai parlé, c'est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu'ils croient que tu m'as envoyé. » Après cela, il cria d'une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »
Jc 5, 7-20
Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez : le Juge est à notre porte. … Frères, prenez pour modèles d'endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voyez : nous proclamons heureux ceux qui tiennent bon. Vous avez entendu dire comment Job a tenu bon, et vous avez vu ce qu'il la fin le Seigneur a fait pour lui, car le Seigneur est tendre et miséricordieux.
Et avant tout, mes frères, ne faites pas de serment : ne jurez ni par le ciel ni par la terre, ni d'aucune manière ; que votre « oui » soit un « oui », que votre « non » soit un « non », ainsi vous ne risquerez pas d'être condamnés. Si l'un de vous est dans la souffrance, qu'il prie ; si quelqu'un est dans la joie, qu'il chante le Seigneur. Si l'un de vous est malade, qu'il appelle ceux qui exercent dans l'Eglise la fonction d'Anciens : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d'huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s'il a commis des péchés, il recevra le pardon. Reconnaissez vos péchés les uns devant les autres, et priez les uns pour les autres afin d'être guéris, car la supplication du juste agit avec beaucoup de puissance. Le prophète Elie n'était qu'un homme comme nous ; pourtant, lorsqu'il a prié avec insistance pour qu'il ne pleuve pas, il n'a pas plu pendant trois ans et demi ; puis il pria encore une fois, et le ciel donna la pluie, et la terre produisit sa récolte.
Mes frères, si l'un de vous s'égare loin de la vérité et si quelqu'un l'amène à se convertir, alors, sachez-le : celui qui ramène un pécheur du chemin où il s'égarait se sauvera lui-même et couvrira une multitude de péchés.

Le Missel Romain. Les prières de guérison
accorde à nos frères malades la force de lutter pour guérir : qu'ils découvrent dans leur épreuve combien tu peux être proche d'eux par des frères qui soutiennent leur courage, par l'espérance que tu leur donnes en Jésus Christ.
..exauce-nous quand nous t'implorons pour tes serviteurs éprouvés par la maladie : fais qu'ils retrouvent la santé et puissent te rendre grâce dans l’assemblée de tes fidèles.
Pour répondre à l'angoisse de ceux qui souffrent, tu as envoyé, Seigneur, ton propre Fils dans le monde, et il est devenu l'homme des douleurs ; entends notre prière et la plainte des malades, ne laisse pas le mal les détourner de toi ; montre-leur que la souffrance ne peut être vaine s'ils l'endurent dans la Passion du Christ, pour leur salut et celui de leurs frères.
Accueille, Seigneur, l'offrande et la prière que nous te présentons pour les malades : en s'unissant au Christ immolé pour les hommes, qu'ils reçoivent de croire que tu les aimes en lui ; qu'ils soient aux yeux des bien-portants les signes que l'Esprit travaille ce monde.
.. que cette eucharistie suscite parmi nous des frères qui les entourent de ta tendresse et les aident à guérir en soutenant leur patience.
... viens au secours de nos frères malades : qu'il retrouvent, s'il est possible, la santé et puissent rendre grâce avec toi en reprenant dans ton corps leur place parmi nous.
Congrégation pour la Doctrine de la Foi,
Instruction sur les prières pour obtenir de Dieu la guérison (14 sept 2000).
2 L'acceptation de la volonté de Dieu étant acquise, le désir du malade d'obtenir la guérison est une chose bonne et profondément humaine, surtout quand elle se traduit par la prière confiante adressée à Dieu. Plusieurs psaumes reviennent à une supplication pour la guérison.
Pendant la vie publique de Jésus, plusieurs malades se tournent vers lui,. .. les évangiles ne contiennent aucun exemple où ces prières soient blâmées. La seule fois où le Seigneur se plaint, c'est à propos d'un manque de foi éventuel: «Si tu peux! Tout est possible à celui qui croit»..
Non seulement la prière des fidèles qui demandent leur guérison ou celle d'un autre est louable, mais l'Eglise, dans sa liturgie, demande au Seigneur la santé des malades.
(…) Évidemment, le recours à la prière n'exclut pas, mais encourage à faire usage des moyens naturels utiles pour conserver et recouvrer la santé. Il incite les fils de l'Eglise à prendre soin des malades et à leur apporter soulagement dans le corps et dans l'esprit, en cherchant à vaincre la maladie.
4 Les Père de l'Eglise (…) Les rites liturgiques tant occidentaux qu'orientaux
5 L'histoire de l'Eglise n'a pas manqué de saints thaumaturges qui ont opéré des guérisons miraculeuses.
Les guérisons liées aux lieux de prière (…) par exemple à Lourdes, depuis plus d'un siècle.
(..) dans les assemblées de prière organisées pour demander à Dieu des guérisons, il serait arbitraire d'attribuer un «charisme de guérison» à une quelconque catégorie de participants, par exemple aux dirigeants du groupe; il ne reste plus qu'à se fier à la volonté souveraine de l'Esprit Saint qui donne à certains un charisme spécial de guérison pour manifester la force de la grâce du Ressuscité.

Ce qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ (cf. Col 1, 24)
je l'accomplis dans ma propre chair pour son corps qui est l'Eglise :
la peine des malades et notre conversion ;
notre charité et leur guérison.
Ils ont l'Onction ; nous avons la Confession.

jeudi 3 avril 2014

Chapelet des Malades: mystères douloureux

Aujourd'hui, chapelet avec et pour les Malades à l'oratoire de l'HIA Desgenettes. En préparation du temps de la Passion sur lequel débouche le Carême Dimanche prochain, vous pouvez retrouver sur le site de la Confrérie du saint Rosaire, la méditation des Mystères douloureux:

vendredi 21 mars 2014

Entretien du Jeudi avec les Hospitaliers






SUR LA VALEUR SALVIFIQUE DE LA SOUFFRANCE
DANS LA VIE DE L'EGLISE ET DU MONDE (4/5)

Salvifici Doloris
SD 1-4 "Je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l'Eglise"  (Col 1,24): le sens salvifique de la souffrance! Ce que nous exprimons par le mot "souffrance" semble particulièrement essentiel à la nature de l'homme; semble appartenir à la transcendance de l'homme. C'est un des points sur lesquels l'homme est en un sens "destiné" à se dépasser lui-même, et il y est appelé d'une façon mystérieuse. La Rédemption s'est accomplie par la Croix du Christ, c'est à dire par sa souffrance. La souffrance semble être, et elle est, quasi inséparable de l'existence  terrestre de l'homme. La souffrance humaine inspire la compassion, elle inspire également le respect et, à sa manière, elle intimide; car l'homme, dans sa souffrance, reste un mystère inaccessible.

SD 8 La souffrance humaine constitue en soi comme un "monde" spécifique qui existe en même temps que l'homme, qui apparaît en lui et qui passe, et qui parfois au contraire ne passe pas mais s'établit et s'approfondit en lui. Ce monde de la souffrance existe pour ainsi dire dans la dispersion, mais aussi il possède comme une solidarité qui lui est propre. Les hommes qui souffrent se rendent semblables les uns aux autres: il est donc aussi par lui-même un singulier appel à la communion et à la solidarité. A certaines époques et dans certains espaces de l'existence humaine, il prend pour ainsi dire une densité particulière. Notre époque -comme en proportion des erreurs et des transgressions de notre civilisation contemporaine- porte en soi une particulière "souffrance du monde".

SD 9-11 La question: pourquoi? est une question sur la cause, la raison; c'est en même temps une question sur le but (pour quoi?) et, en définitive, sur le sens. L'homme, en effet, ne pose pas cette question au monde, bien que la souffrance lui vienne souvent de lui, mais il la pose à Dieu comme Créateur et Seigneur du monde. Il peut se faire aussi que l'on arrive à la négation même de Dieu: tant de souffrances sans qu'il y ait eu faute, et tant de fautes sans peines adéquates en retour. Dieu attend la demande et l'écoute, comme nous le voyons dans la Révélation. Il est un juge juste qui récompense le bien et punit le mal. Mais il n'est pas vrai que toute souffrance soit une conséquence de la faute et ait un caractère de punition. La Révélation, parole de Dieu même, pose en toute franchise le problème de la souffrance de l'homme innocent: la souffrance sans faute.

SD 13-14 Mais pour être en mesure de percevoir la vraie réponse au "pourquoi" de la souffrance, nous devons tourner nos regards vers la révélation de l'amour divin, source ultime du sens de tout ce qui existe. L'amour est également la source la plus riche du sens de la souffrance, qui demeure toujours un mystère. Le Christ nous fait entrer dans le mystère et nous fait découvrir le "pourquoi" de la souffrance, dans la mesure où nous sommes capables de comprendre la sublimité de l'amour divin. L'homme "périt" quand il perd "la vie éternelle". Le contraire du salut n'est donc pas seulement la souffrance temporelle, une souffrance quelconque, mais la souffrance définitive: la perte de la vie éternelle, le fait d'être rejeté par Dieu, la damnation. Le Fils unique a été donné à l'humanité pour protéger l'homme avant tout contre ce mal définitif et contre la souffrance définitive.

SD 15 Les racines transcendantes du mal sont ancrées dans le péché et dans la mort; elles se trouvent en effet à la base de la perte de la vie éternelle. La mission du Fils unique consiste à vaincre le péché et la mort. Il triomphe du péché par son obéissance jusqu'à la mort, et il triomphe de la mort par sa résurrection. Nous pensons aussi -au moins indirectement- au mal et à la souffrance dans leur dimension temporelle et historique. Quand il s'agit de la mort, on va jusqu'à l'attendre, bien souvent, comme une libération des souffrances de cette vie. Mais la mort comporte avant tout la désagrégation de toute la personnalité psychologique de l'homme. Même si la mort n'est pas une souffrance au sens temporel du mot, même si, d'une certaine façon, elle se trouve au-delà de toutes les souffrances, le mal que l'être humain expérimente en elle a un caractère définitif et totalisant.

SD 15-16 Le Fils unique commence par effacer de l'histoire de l'homme la domination du péché, puis il donne à l'homme la possibilité de vivre dans la Grâce sanctifiante. Dans le sillage de la victoire sur le péché, il enlève aussi à la mort son pouvoir, ouvrant la porte, par sa Résurrection, à la future résurrection des corps. L'une et l'autre sont des conditions essentielles de la "vie éternelle", c'est-à-dire du bonheur définitif de l'homme en union avec Dieu; cela signifie, pour les sauvés, qu'à la fin, la souffrance est totalement effacée. Dans son activité messianique, le Christ s'est sans cesse fait proche du monde de la souffrance humaine. "Il est passé en faisant le bien". En même temps, il enseignait; et au centre de son enseignement se trouvent les huit Béatitudes. Surtout, il prenait  sur lui-même cette souffrance.

SD 17 Le Christ s'achemine vers sa propre souffrance, conscient de sa force salvifique; il va, obéissant à son Père, mais surtout il est uni à son Père dans l'amour même dont le Père a aimé le monde et l'homme dans le monde. A la lumière des versets d'Isaïe, la passion du Christ devient presque plus expressive et émouvante encore que dans les descriptions des évangélistes eux-mêmes. On peut dire que c'est une souffrance de "substitution"; mais elle est surtout une souffrance de "rédemption". Dans sa souffrance, les péchés sont effacés précisément parce que lui seul, comme Fils unique, a pu les prendre sur lui, les assumer avec un amour envers le Père qui surpasse le mal de tout péché; en un certain sens, il anéantit ce mal dans l'espace spirituel des rapports entre Dieu et l'humanité, et il remplit cet espace avec le bien. Lui seul par conséquent est capable d'étreindre l'étendue du mal contenu dans le péché de l'homme, selon les dimensions de l'existence historique de l'humanité sur la terre.

SD 18 Le Christ souffre volontairement et c'est innocent qu'il souffre. Non seulement le Christ porte en lui l'interrogation elle-même, mais il apporte également la plus complète des réponses possibles à cette question. La réponse vient, peut-on dire, de la matière même dont est faite la demande.  La réponse à l'interrogation sur la souffrance et sur le sens de la souffrance, le Christ la donne non seulement par son enseignement dans la Bonne Nouvelle, mais avant tout par sa propre souffrance. C'est là le mot ultime, la synthèse, de cet enseignement: "le langage de la Croix". La prière à Gethsémani, ces paroles, prouvent la vérité de l'amour que le Fils unique donne à son Père par son obéissance. En même temps, elles attestent la vérité de sa souffrance; elles prouvent la vérité de l'amour par la vérité de la souffrance. Elles attestent en même temps la profondeur et l'intensité uniques et incomparables de la souffrance que seul l'Homme qui est le Fils unique a pu expérimenter. 

jeudi 20 mars 2014

A retrouver sur le site de la Confrérie du saint Rosaire, le chapelet avec et pour les malades, à l'oratoire de l'HIA Desgenettes: